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Taxe de séjour en location de vacances : montant, qui paie, est-elle comprise dans le prix ?

Par SHAÏEK Hamaïed · · 10 min de lecture

Elle apparaît en petit sur le récapitulatif, ou se règle en liquide le jour du départ, et presque personne ne sait vraiment comment elle est calculée. La taxe de séjour n'est pourtant pas un mystère : c'est un impôt local, dû par personne et par nuit, dont le tarif dépend de la commune où vous dormez et du type de logement. Pour une famille, elle représente le plus souvent quelques euros à quelques dizaines d'euros par semaine. Voici ce qu'elle coûte en 2026, qui la paie et qui en est dispensé, comment la calculer vous-même, et surtout comment savoir, avant de réserver, si elle est déjà dans le prix de votre location.

Table en bois d'une maison de vacances : une facture de séjour, quelques pièces en euros, un billet plié, un trousseau de clés et des lunettes de soleil, devant une porte-fenêtre ouverte sur une terrasse et la mer
Photo générée par l'IA

L'essentiel en bref

  • La taxe de séjour est perçue par la commune (ou l'intercommunalité) pour financer l'accueil touristique. Elle est due par personne et par nuit.
  • Les moins de 18 ans ne la paient pas ; les travailleurs saisonniers employés sur place non plus.
  • Pour un logement classé (étoiles), c'est un tarif fixe, le plus souvent entre moins d'un euro et quelques euros par adulte et par nuit. Pour un logement non classé, c'est un pourcentage du prix de la nuitée, de 1 à 5 % selon la commune, plafonné.
  • Elle est collectée par celui qui encaisse le séjour : l'agence, la plateforme ou le propriétaire. Elle peut être comprise dans le total ou à régler sur place : la fiche de la location doit le dire.
  • Sur Sun Location, la ligne « Taxe de séjour » figure dans la rubrique « Frais supplémentaires et options » de chaque annonce, avec son montant quand il est connu.

À quoi sert la taxe de séjour ?

Créée en 1910 pour les stations thermales, la taxe de séjour est aujourd'hui votée par des milliers de communes et d'intercommunalités touristiques, de Paris aux stations de ski. Son produit est affecté aux dépenses liées à l'accueil des visiteurs : office de tourisme, entretien des plages et des sentiers, animations, navettes. Autrement dit, vous payez un peu pour les services dont vous profitez pendant votre séjour, ce qui la rend plus facile à accepter que la plupart des impôts.

Elle s'applique à tous les hébergements marchands : hôtels, résidences de tourisme, campings, chambres d'hôtes, et bien sûr les meublés de tourisme, c'est-à-dire les maisons et appartements de vacances que vous louez. Une location entre particuliers via une plateforme y est soumise exactement comme une location par une agence.

Qui paie, et qui ne paie pas ?

La taxe est due par les personnes qui séjournent dans la commune sans y être domiciliées, pour chaque nuit passée. Le calcul se fait donc par personne et par nuitée, et non par logement : une famille de quatre paie deux fois plus qu'un couple… à ceci près que les enfants ne comptent pas.

Sont en effet exonérés : les mineurs (moins de 18 ans), les personnes qui ont un contrat de travail saisonnier dans la commune, les personnes hébergées en urgence ou relogées temporairement, et les occupants d'un logement dont le loyer est inférieur à un montant fixé par le conseil municipal. Pour une famille avec deux enfants, seuls les deux adultes sont donc comptés. Les bébés aussi sont exonérés : il n'y a pas de « demi-taxe » pour les enfants en France, contrairement à certains pays voisins.

Combien coûte la taxe de séjour en 2026 ?

Il n'existe pas un tarif national mais un cadre national : la loi fixe, pour chaque catégorie d'hébergement, un plancher et un plafond, revalorisés chaque année, et chaque commune choisit son tarif dans cette fourchette. Deux cas se présentent.

Logement classé : un tarif fixe par étoile

Pour un meublé de tourisme classé de 1 à 5 étoiles, la taxe est un montant fixe par adulte et par nuit, qui augmente avec la catégorie. À titre de repère, Paris, qui applique les tarifs les plus élevés autorisés en 2026, demande 0,80 € pour un meublé 1 étoile, 1 € pour un 2 étoiles, 1,70 € pour un 3 étoiles, 2,60 € pour un 4 étoiles et 3,60 € pour un 5 étoiles, avant les taxes additionnelles dont nous parlons plus bas. La plupart des communes touristiques se situent en dessous : à la mer ou à la montagne, un meublé 3 étoiles est souvent taxé autour d'un euro par adulte et par nuit.

Logement non classé : un pourcentage du prix

C'est le cas de la grande majorité des locations de vacances, qui n'ont pas demandé de classement. La taxe est alors proportionnelle : de 1 à 5 % du prix de la nuitée par personne, hors taxes, selon le taux voté par la commune. Le prix par personne s'obtient en divisant le prix de la nuit par le nombre d'occupants, enfants compris ; la taxe n'est ensuite due que pour les adultes. Un plafond protège les locations chères : la taxe ne peut pas dépasser le tarif le plus élevé voté par la commune (celui des palaces ou des 5 étoiles), ni le plafond légal des hôtels 4 étoiles.

Les taxes additionnelles

Le département peut ajouter une taxe additionnelle de 10 % du montant communal : beaucoup l'ont fait. En Île-de-France s'ajoutent une taxe régionale de 15 % et, depuis 2025, une taxe au profit d'Île-de-France Mobilités égale à 200 % de la taxe de séjour, ce qui en multiplie le montant par plus de trois : à Paris, une nuit dans un meublé 3 étoiles coûte 5,53 € de taxes par adulte en 2026, et le plafond pour un logement non classé atteint 15,93 €. Ailleurs en France, la note est bien plus douce.

Deux exemples de calcul

Famille de deux adultes et deux enfants, une semaine dans un meublé 3 étoiles, commune au tarif de 1 € et département à 10 % : 1,10 € × 2 adultes × 7 nuits = 15,40 € pour la semaine.

Même famille, maison non classée à 840 € la semaine, commune à 5 % et département à 10 % : la nuit vaut 120 €, soit 30 € par personne pour quatre occupants ; 5 % font 1,50 €, plus 10 % : 1,65 € par adulte et par nuit, soit 23,10 € pour la semaine. Dans une commune à 1 %, la même semaine coûterait 4,62 €.

Pour connaître le tarif exact d'une commune, le site des impôts propose un moteur de recherche des tarifs par commune (taxesejour.impots.gouv.fr) ; l'office de tourisme le donne aussi.

Au réel ou au forfait : pourquoi la taxe n'apparaît pas toujours

La plupart des communes perçoivent la taxe « au réel » : elle est calculée sur les nuits effectivement passées, collectée auprès du vacancier et reversée. Certaines ont choisi le « forfait » : c'est alors l'hébergeur qui paie une somme forfaitaire selon sa capacité d'accueil, qu'il est libre de répercuter, ou non, dans ses prix. Dans ce cas, vous ne verrez pas de ligne « taxe de séjour », et c'est normal. Le montant dû doit en tout cas être affiché par l'hébergeur et figurer sur la facture qui vous est remise.

La taxe est-elle comprise dans le prix de ma location ?

C'est la vraie question, et la réponse est : cela dépend de qui encaisse. Depuis 2019, les plateformes qui servent d'intermédiaire de paiement pour des loueurs particuliers doivent collecter la taxe au moment de la réservation : elle apparaît alors sur une ligne à part dans le total. Les agences de location font de même, ou la laissent percevoir sur place par la personne qui vous remet les clés, avec le reste des frais de séjour. Un propriétaire qui loue en direct la demande, en général, à l'arrivée ou au départ.

Sur Sun Location, chaque annonce comporte une rubrique « Frais supplémentaires et options » qui détaille, avant la réservation, ce qui est compris dans le prix, ce qui est en option et ce qui se règle sur place : ménage, linge, énergie, caution, et la taxe de séjour. Selon l'agence qui gère le logement, celle-ci est soit incluse dans le total que vous payez en ligne, soit indiquée « à payer sur place, par personne et par jour » avec son montant, par exemple 1,06 € pour un gîte de la vallée de Munster ou 1,76 € pour un appartement du vignoble alsacien. Dès que vous saisissez vos dates et le nombre de voyageurs, le récapitulatif reprend ces lignes : pas de surprise à l'arrivée. En Espagne, en Catalogne et aux Baléares notamment, la taxe touristique régionale se règle presque toujours sur place : nos annonces le précisent.

Un réflexe utile, quel que soit le site : avant de comparer deux prix, vérifiez que les deux comprennent les mêmes choses. Une location affichée 50 € moins chère peut rattraper l'écart avec un ménage obligatoire et une taxe à payer sur place. Et si une annonce ne mentionne nulle part la taxe de séjour alors que la commune la perçoit au réel, posez la question avant de réserver : c'est aussi l'un des réflexes qui évitent les mauvaises surprises.

Et à l'étranger ?

La plupart des pays européens ont leur équivalent, avec des règles propres et, souvent, des exonérations par âge différentes des nôtres.

  • Espagne : pas de taxe nationale, mais deux régions en appliquent une. En Catalogne, la taxe touristique régionale est due par personne et par nuit, pendant sept nuits au plus, avec exonération des moins de 17 ans ; Barcelone y ajoute une surtaxe municipale portée à 5 € par personne et par nuit depuis le 1er avril 2026, soit environ 9,50 € au total pour un appartement touristique dans la ville, contre un peu plus d'un euro ailleurs sur la côte. Aux Baléares, l'« écotaxe » va de 1 à 4 € par personne et par nuit en haute saison selon la catégorie du logement, de moitié en basse saison, réduite de 50 % à partir de la neuvième nuit, et les moins de 16 ans ne la paient pas. Dans les deux cas, elle se règle sur place.
  • Portugal : taxe municipale, variable d'une ville à l'autre. À Lisbonne, 4 € par personne et par nuit, plafonnée à sept nuits, les moins de 13 ans exonérés ; d'autres communes de l'Algarve ou du nord appliquent un à trois euros, parfois seulement en saison.
  • Italie : l'imposta di soggiorno est communale, de l'ordre de un à cinq euros par personne et par nuit selon la ville et la catégorie, pour un nombre de nuits limité, avec des exonérations d'âge qui varient d'une commune à l'autre.
  • Croatie : la taxe de séjour est nationale, de l'ordre d'un à deux euros par personne et par nuit en été, les enfants de moins de 12 ans exonérés et les 12-18 ans à moitié prix.

Les montants évoluent presque chaque année, à la hausse : vérifiez sur l'annonce ou auprès de l'agence le montant exact pour vos dates.

Vos questions sur la taxe de séjour

Les enfants paient-ils la taxe de séjour ?

Non, pas en France : les moins de 18 ans sont exonérés. Ils comptent en revanche dans le nombre d'occupants pour calculer le prix par personne de la nuitée dans un logement non classé. À l'étranger, l'âge d'exonération varie (16 ans aux Baléares, 13 ans à Lisbonne, par exemple).

Combien coûte la taxe de séjour pour une semaine à quatre ?

Pour deux adultes et deux enfants, comptez le plus souvent entre 10 et 30 € pour la semaine en France, selon la commune et le logement ; davantage à Paris et dans quelques grandes villes. Le calcul : tarif par adulte et par nuit (ou pourcentage du prix par personne) × nombre d'adultes × nombre de nuits, plus les taxes additionnelles.

Peut-on refuser de payer la taxe de séjour ?

Non : c'est un impôt, dû par toute personne qui séjourne dans la commune sans y résider, sauf cas d'exonération. L'hébergeur a l'obligation de la collecter et de la reverser. En revanche, elle doit être affichée et figurer sur votre facture : vous pouvez demander le détail.

La taxe de séjour est-elle comprise dans le prix affiché ?

Pas forcément. Les plateformes qui encaissent pour des particuliers l'ajoutent au total à la réservation ; les agences la perçoivent en ligne ou sur place, selon leurs règles. Sur Sun Location, la rubrique « Frais supplémentaires et options » de chaque annonce indique si elle est comprise ou à payer sur place, et son montant quand il est connu.

Pourquoi la taxe est-elle plus chère dans un logement non classé ?

Parce qu'elle est proportionnelle au prix de la nuitée (jusqu'à 5 %), alors qu'un logement classé a un tarif fixe par étoile. Pour une location chère, la version proportionnelle peut dépasser le tarif d'un 5 étoiles, d'où le plafond. Pour une location à petit prix, c'est l'inverse : elle est souvent moins chère qu'un meublé classé.

Où trouver le tarif de la taxe de séjour d'une commune ?

Sur le service en ligne des impôts dédié aux tarifs de taxe de séjour par commune, sur le site de l'office de tourisme, ou en mairie. Les agences et les plateformes affichent aussi le montant applicable sur chaque annonce.

Pour finir

La taxe de séjour n'est ni un piège ni un supplément caché : c'est quelques euros par adulte et par nuit, qui financent la plage propre et le sentier balisé dont vous profiterez. Ce qui compte, c'est de savoir avant de réserver si elle est dans le prix ou à régler sur place, pour comparer des totaux comparables. Sur chacune de nos locations en France, en Espagne ou au Portugal, la rubrique « Frais supplémentaires et options » vous le dit noir sur blanc, et notre service client, en France, répond à vos questions avant le paiement. Pour alléger la note globale, pensez aussi aux Chèques-Vacances, acceptés sur une partie de nos locations.

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